Catégorie: Presse

Carcassonne : Gérard Raynal et Roger Blandignères des auteurs authentiques

Gérard Raynal et Roger Blandignères : des auteurs authentiques. (art. journal l’Indépendant de l’Aude du dimanche 5 Avril.

Le centre culturel de Leclerc accueillait, hier, deux auteurs des éditions TDO (Pyrénées-Orientales), deux romanciers ayant en commun le même amour de leurs racines et de leurs P.-O. natales.

gerard raynalGérard Raynal présentait trois de ses ouvrages ; « Les bûchers du Paradis », sur le catharisme, « Quand le vin est tiré », sur la révolte de 1907, et « Lumière fauve », sur Collioure en 1905. Un dernier ouvrage qui a reçu le prix Méditerranée-Roussillon et rencontre un beau succès. L’auteur place toujours les acteurs de ses romans sur fond historique. Un conteur d’histoires, mais d’histoires vraies. Ce petits-fils d’agriculteur, – le grand-père écrivait « avec des envolées lyriques » – se définit comme un passeur de témoin. « J’aime saluer mes ancêtres, parler d’une époque avec des valeurs perdues, mais sans être moralisateur. Il s’agit de rappeler de quel monde on vient ».

roger blandigneresRoger Blandignères , ex-arbitre de rugby de haut niveau de 1978 à 1998, dédicaçait son deuxième roman « Les cerisiers maudits ». Ce Catalan plante le décor de son roman dans la région de Prades, celle de son enfance, au milieu des vignes et des cerisiers. L’histoire d’une Basque qui tente de vivre son rêve d’ouvrir des chambres d’hôtes dans les P.-O. après son divorce. Mais l’arrivée d’un jeune couple séduisant va tout bouleverser… Roger Blandignères écrit également des poèmes que vous pouvez retrouver sur www.mespoèmes-eu.

Massaï à l’honneur

Samedi, le journal l’Indépendant jetait un pavé dans la mare suite à la censure du livre d’Andras Fenris dans plusieurs lycées de la région. Le sujet est brûlant, d’ailleurs, il suffit de se rendre sur la page web de l’Indépendant pour voir que les réactions fusent déjà ! Je vous invite tous (et particulièrement ceux qui ont lu le livre) à laisser vos impressions sur le site de l’Indépendant.
« Urban Massaï », le livre « chaud » qui embarrasse certains lycées (lien vers l’Indépendant)

« Urban Massaï », le livre « chaud » qui embarrasse certains lycées

Languedoc-Roussillon. Le roman d’Andras Fenris a été sélectionné pour le Prix Méditerranée des Lycéens. L’histoire de cet ado de 15 ans découvrant l’amour comporte des scènes « chaudes » qui ont conduit certains lycées à renoncer à le présenter.

Au CDI (centre de documentation et d’information) du lycée de Font-Romeu (66), les propos ont été jugés « limites » comme l’explique un responsable de la bibliothèque. À tel point que décision a été prise de retirer l’ouvrage de la sélection du Prix Méditerranée des Lycéens auquel les élèves de seconde sont invités à participer. « On a aussi pensé que les parents pourraient mal réagir. Il existe un décalage entre la quatrième de couverture et la teneur réelle du récit ». Selon nos informations, le lycée de Prades, dans les Pyrénées-Orientales aussi, aurait carrément renoncé au prix littéraire après avoir découvert ce fameux récit. Joint au téléphone, le proviseur explique juste « que tous les lycées ne sont pas tenus de participer ».
« Urban Massaï », le roman d’Andras Fenris sort, effectivement, du lot. Dès les premières pages, en effet, le ton est saisissant. Roman social voire même d’apprentissage, il décrit la découverte de l’amour avec un grand A pour un adolescent de 15 ans, vivant dans une banlieue au milieu des années 80 et ne se limite pas à de simples descriptions de scènes torrides. Sorti l’année dernière chez T.O.D, un éditeur de Pollestres (66), il est donc sélectionné pour le Prix Méditerranée des Lycéens avec quatre autres ouvrages.
Une consécration pour cet auteur qui voulait d’abord briser un tabou. « Ce livre, c’est celui que j’aurais voulu lire lorsque j’étais adolescent. J’étais dans une grande misère sexuelle. J’ai beaucoup souffert de ne pas avoir le mode d’emploi et je ne voulais pas que mes enfants connaissent le même sort », explique Andras Fenris. S ‘il s’ouvre sur la description d’une scène d’amour entre le jeune héros et une femme mariée, forcément plus « mûre », le roman traite avant tout de faits de société : l’amour bien sûr mais aussi le Sida et la pédophilie sont notamment abordés. Les hésitations et les questionnements du personnage principal sont ceux de tous les jeunes qui débutent leur vie sexuelle. « La pire réponse à toutes ces questions, c’est le silence », estime l’auteur. « Ne pas expliquer aux jeunes ce que sont des relations sexuelles saines, c’est un vecteur de confusion. Ils vont aller chercher eux-mêmes l’information et vont tomber sur la pornographie. Faire l’amour, ça s’apprend. Pire que tout, le silence permet aussi l’abus sexuel au sein de certaines familles ».
« Pas facile d’en parler »
Cette volonté « d’information des jeunes » d’Andras Fenris, la Région, co-organisateur du prix littéraire l’a bien intégrée et a même choisi de la soutenir. « On l’a bien vu lors du dernier Sidaction. Les jeunes ont de nouveau tendance à avoir des rapports sexuels non protégés. Il faut parler des choses et les montrer pour que le message passe », explique-t-on à l’hôtel de Région avant d’ajouter. « Nous n’avons absolument pas l’intention de retirer ce livre du concours ». Un courrier a cependant été adressé aux proviseurs des lycées par la Région afin de les informer de sa volonté de « laisser la liberté à chaque équipe pédagogique de diffuser ou pas l’ouvrage ».
A l’heure actuelle, à part à Font-Romeu et à Prades, le livre ne semble pas avoir choqué. Mieux, les lecteurs ne cachent pas leur enthousiasme. Ainsi, sur les forums internet on peut lire les réactions de parents qui après avoir lu « Urban Massaï », l’ont passé à leurs enfants. « Parce que ce n’est pas facile pour nous de parler de ces choses-là avec eux » écrivent ces lecteurs. Quant aux jeunes qui voudraient le lire, « Urban Massaï » est en vente dans les librairies de la région. Une nouvelle version moins chère vient même d’être rééditée.
Estelle Devic

Massaï défraie la chronique !

Claude Fabre à la Médiathèque de Prades

Quelle magnifique soirée nous avons passée à la Bibliothèque de Prades grâce à Claude Fabre ! Hélàs, peu de monde pour venir écouter le conteur de Sahorre ! Mais que d’énergie et d’entrain déployés dans la manière théâtrale de prodiguer ses contes ! Les rares enfants présents étaient aux anges !
Devant un tel spectacle, je me suis demandé pourquoi les gens préféraient rester cloitré chez eux à regarder la TV. Séduction assurée pour les présents !
On aimerait passer plus de moments comme celui-ci.
Si bien que nous avons décidé d’exporter du Claude Fabre dans la vallée. Nous le ferons venir à Pollestres, chez nous, pour faire une animation en ville dès que l’occasion se présentera. Suivez l’actualité, ça en vaut vraiment la peine !